 
C’est avec soupirs et tendresse que nous nous retournons sur cette nouvelle édition achevée des Nuits métisses d’Auxerre. Merci ! Encore ! Des mois de travail, de programmation, de communication, de technique pour faire éclore cette fleur exotique et colorée sur le parc Roscoff.
Vous avez été nombreux, 12 000, à vous réunir à nos côtés pour découvrir les thématiques proposées, autour d’accents world, jazz, highlife, électro, afrobeat ; en musique et en danses, traditionnelles ou actuelles.
Les sens en éveil, nous avons vu les spectateurs à l’écoute, engageant le brassage social, géographique et générationnel de ces nuits de partage. Nous avons vu le public déambuler autour du village, dansant sous le chapiteau, presque en transe devant l’insatiable Chief Udoh Essiet dont le mot du percussionniste amusé raisonne encore : « tu n’es toujours pas fatigué, là ?! ».
Derrière cette folie nigériane, ce sont les paroles d’Emeline Michel (nuit caribéenne) qui nous touchent au cœur : « Je trouve que nous nous plaignons beaucoup mais nous ne savons pas apprécier les moments agréables de la vie ! » : un fil d’Ariane pour un festival de musique du monde convivial et authentique, qui cherche à susciter l’élan d’une conscience citoyenne - mais celle d’un citoyen du monde, humble et respectueux de notre histoire et de celle de nos cousins - que ces adages nous fédèrent et nous réunissent !
Soyons certains que les ambassadeurs étaient de choix : « des poids lourds solaires » comme le Martiniquais Kali, dit « l’homme au banjo » ; Tony Allen, ex-batteur de Fela et co-inventeur de l’afrobeat ; la chanteuse Aude Doyen aux côtés de Mickaël Sévrain, claviériste-compositeur dijonnais qui nous ont offert de découvrir une création jazz-world audacieuse. Nombreux ont été surpris par la prestation énergique de Jaleo Real pour la nuit catalane du jeudi, qui a fait suite à nos invités de Kaloomé, les gitans de Perpignan.
Vous avez été nombreux à plébisciter des Petits métisses, initiative qui depuis deux ans se met les enfants dans la poche à grand renfort d’arts plastiques, de plein-air, et couronnée cette année par la fabuleuse initiation flamenco de Tsutomu Kawasaki et David Michelet (Syl Nuvaanu). Bravo les pioupious !
En attendant les photos (environ 3000 à trier !), toute l’équipe du festival Les Nuits métisses tient à remercier ses partenaires, ses techniciens et bénévoles, les artistes, les médias, tous ceux qui nous ont permis d’avancer, et le public, toujours plus fidèle et nombreux.
Service Compris
Site web des Nuits Métisses 2008
|